ÉMIRATS ARABES DU GOLFE


ÉMIRATS ARABES DU GOLFE
ÉMIRATS ARABES DU GOLFE

L’invasion du Koweït par l’Irak (2 août 1990), suivie de la guerre du Golfe (janv.-févr. 1991), a montré l’extrême fragilité et la grande vulnérabilité des émirats arabes du Golfe. Il s’agit de cinq monarchies pétrolières: Koweït, Bahrein, Qatar, Émirats arabes unis et sultanat d’Oman. Ce dernier pays, situé dans la corne sud-est de la péninsule arabique, est bordé par l’océan Indien, et, par là même, n’est pas riverain du golfe Persique. Toutefois, en contrôlant le détroit d’Ormuz, le sultanat d’Oman est considéré comme le «gardien du Golfe». Mais surtout, après la découverte du pétrole en 1967 et l’arrivée au pouvoir du sultan Qabous en 1970, Oman s’est engagé dans un processus accéléré de modernisation qui apparente désormais le sultanat aux émirats voisins. Oman fait d’ailleurs partie du Conseil de coopération du Golfe, créé en mai 1981 et groupant six «pétromonarchies», à savoir l’Arabie Saoudite et cinq émirats (Koweït, Bahrein, Qatar, Émirats arabes unis et Oman).

Très pauvres et peu peuplés avant l’exploitation du pétrole, les émirats du Golfe sont passés sans transition de la misère la plus extrême à l’opulence la plus effrénée. Ces cinq émirats du Golfe présentent beaucoup de traits communs: mêmes structures politiques, même ingratitude des conditions climatiques, histoire souvent comparable avec la même mainmise britannique à partir du XIXe siècle, mêmes bouleversements économiques et sociologiques apportés par la richesse pétrolière et les retombées de la guerre Irak-Iran, puis de la guerre du Golfe. En 1993, la prospérité des émirats du Golfe n’est plus ce qu’elle était dix ans auparavant.

Les émirats avant le pétrole

Le golfe Persique s’étire sur environ 1 000 kilomètres de longueur avec une largeur moyenne de 300 kilomètres. Il s’agit sans doute de la plus ancienne voie maritime de commerce du monde: au IVe millénaire avant J.-C., des marins sillonnaient le Golfe et permettaient des échanges entre la civilisation sumérienne de basse Mésopotamie et les civilisations très anciennes de l’Indus. Dans les émirats, les recherches archéologiques effectuées récemment, à la demande des souverains soucieux de faire connaître le passé de leur pays, ont montré l’ancienneté du peuplement, qui remonte souvent à la préhistoire. Évidemment, il n’est pas possible d’évoquer ici, même rapidement, les principales étapes de cette longue histoire. Soulignons seulement que, pendant des siècles, les marins du Golfe, particulièrement ceux d’Oman et de Bahrein, seront présents dans les ports indiens ou sur les côtes de l’Afrique orientale. N’oublions pas aussi que le Golfe attirera les convoitises européennes: domination portugaise au XVIe siècle, emprise grandissante des Britanniques à partir du XIXe siècle.

L’intervention de la Grande-Bretagne dans le Golfe fut liée aux intérêts de la puissante Compagnie des Indes orientales, le gouvernement de Londres voulant contrôler la «route des Indes» et mettre fin aux activités de piraterie, spécialité de certains ports du Golfe. Ainsi, en 1820, les Britanniques détruisent Ras al-Khaimah. Puis des trêves et traités renouvelés à plusieurs reprises aboutissent, en 1853, à un «traité de paix perpétuelle», qui transforma la Côte des Pirates, l’actuel littoral de l’État des Émirats arabes unis, en Côte de la Trêve et consacra la présence de navires britanniques dans les eaux du Golfe. Tous les émirats signèrent les uns après les autres un traité avec la Grande-Bretagne, le dernier étant le Koweït, en janvier 1899.

La présence britannique dans le Golfe, en imposant la paix, allait favoriser les activités liées à la mer: pêche des perles, commerce maritime et construction navale. La grande saison de la pêche des perles commençait vers le milieu du mois de mai et s’achevait dans la seconde quinzaine de septembre. Les plongeurs avaient un métier particulièrement dur et étaient souvent endettés, n’arrivant pas à rembourser le capitaine du bateau qui les avait engagés et leur versait une avance sur leur salaire avant le début de la saison de la pêche. Cette grande misère des pêcheurs de perles a servi de thème à une abondante littérature orale, poésie chantée et scandée au rythme des tambours, toujours présente dans la vie culturelle des émirats du Golfe. La concurrence des perles de culture japonaises, à partir de 1930, entraîna le déclin de cette activité perlière, d’autant plus qu’au même moment les pays européens, principaux acheteurs de perles du Golfe, étaient appauvris par les répercussions de la crise de 1929.

Tous les ports disposaient de chantiers de construction navale. Les bateaux fabriqués, depuis Koweït jusqu’à Mascate, étaient très variés. Les boutres du Golfe étaient aussi bien de longs navires construits pour le transport des marchandises sur des distances impressionnantes que des bateaux plus petits destinés à la pêche des perles ou des poissons. Ces boutres permettaient un vaste trafic entre, d’une part, l’Arabie et la Mésopotamie et, d’autre part, les pays de l’océan Indien – péninsule indienne et Afrique orientale. Les principaux ports (en particulier Mascate, Sharjah, Dubaï, Manama, Koweït) étaient devenus de vastes entrepôts qui réexportaient, légalement ou en contrebande, les produits venus d’Afrique ou des Indes. Avec la richesse apportée par le pétrole, ces ports ont conservé et développé leur fonction d’entrepôt, déjà si florissante au XIXe siècle. Les villes des émirats du Golfe sont devenues de véritables «cavernes d’Ali Baba», où sont rassemblés les produits les plus divers, fruits de la technologie occidentale ou japonaise.

La vieille tradition commerciale des émirats, liée aux relations étroites avec les pays de l’océan Indien, a permis l’émergence d’une classe sociale privilégiée, constituée d’armateurs et de grands commerçants. Jusqu’à l’arrivée des revenus pétroliers, ces familles marchandes détenaient le pouvoir économique, alors que les familles régnantes dépendaient bien souvent économiquement de la classe des marchands, et parfois même étaient obligées de leur emprunter de l’argent. Mais la signature des concessions pétrolières, puis l’exploitation de l’or noir vont modifier radicalement cette situation en renforçant le pouvoir des émirs et de leur famille au détriment des notables, c’est-à-dire des riches familles marchandes. Incontestablement, le pétrole a permis la consolidation de ces fragiles entités politiques que sont les pétromonarchies du Golfe. La recherche puis l’exploitation de gisements d’hydrocarbures ont entraîné l’affirmation de la notion de frontière, terrestre ou maritime, dans une région qui n’avait jamais connu jusqu’alors de frontière précise.

Les mutations apportées par le pétrole

Les pays du Golfe ont été comparés parfois à une «éponge imbibée de pétrole». Cette image est particulièrement valable pour le Koweït, qui renferme 9,5 p. 100 des réserves mondiales de pétrole, et pour les Émirats arabes unis (9,9 p. 100 des réserves mondiales). En revanche, les réserves du modeste gisement de Bahrein sont presque épuisées. Dans les émirats, le pétrole a été découvert à des dates très différentes: en 1932 à Bahrein, en 1938 au Koweït, en 1940 au Qatar, en 1958 à Abu Dhabi, en 1964 à Oman, en 1966 à Dubaï, en 1973 à Sharjah. En 1991, malgré la diminution spectaculaire de la production pétrolière koweïtienne consécutive à la guerre du Golfe, les émirats arabes du Golfe ont produit 195 millions de tonnes de pétrole: 127 millions de tonnes ont été extraites dans les Émirats arabes unis, 35 millions de tonnes à Oman, 21 millions de tonnes au Qatar, 10 millions de tonnes au Koweït et 2 millions de tonnes à Bahrein. À titre de comparaison, la production pétrolière saoudienne a été de 427 millions de tonnes en 1991.

Durant la décennie de 1970, les revenus des émirats ont connu une progression vertigineuse, surtout après les deux chocs pétroliers de 1973 et de 1979. Au Koweït, par exemple, les recettes pétrolières passent de 825 millions de dollars en 1970 à 19,7 milliards de dollars en 1980. Ensuite, les revenus pétroliers koweïtiens ont baissé rapidement, n’atteignant que 5,7 milliards de dollars en 1986.

Toutes les pétromonarchies du Golfe ont connu une évolution de leurs recettes pétrolières comparable à celle qu’évoque l’exemple koweïtien. Or, pour les émirats comme pour l’Arabie Saoudite, la chute des revenus pétroliers est survenue alors que la guerre Irak-Iran s’intensifiait, contraignant les monarchies pétrolières à apporter une aide financière massive à l’Irak. Les conséquences de l’effondrement du prix du pétrole se conjuguent avec les retombées de la guerre Irak-Iran pour inciter les émirats à restreindre leurs dépenses, surtout à partir de 1985, et parfois même à adopter des budgets d’austérité.

Toutefois, au Qatar et dans les Émirats arabes unis, où le P.N.B. par habitant était en 1991 respectivement de 15 500 et de 20 100 dollars, les nationaux constituent toujours une «société de rentiers» et bénéficient des multiples avantages de l’État-providence: logement fourni par l’État, soins médicaux assurés, scolarisation gratuite, bourse pour les étudiants, etc. Ce sont là quelques aspects d’une politique sociale déterminée par des considérations politiques (s’assurer une clientèle), mais aussi et surtout par le souci de partager la rente pétrolière, du moins avec les nationaux, car les étrangers ne bénéficient pas des largesses de l’État-providence.

Or le nombre des étrangers présents dans les émirats a exactement triplé entre 1970 et 1980. Ils étaient 800 000 environ au début des années 1970, avant le quadruplement du prix du pétrole en 1973. Dix ans plus tard, les émirats rassemblaient 2 400 000 étrangers. L’arrivée massive de ces travailleurs explique la croissance démographique vertigineuse de ces États pétroliers. Par exemple, la population du Koweït a été multipliée par 6,5 entre 1957, date du premier recensement, et 1980: 206 473 personnes recensées en 1957, 1 355 827 en 1980. La progression est encore plus forte dans les Émirats arabes unis, où l’on dénombrait 179 126 habitants en 1968, lors du premier recensement, alors qu’en 1985 on recensait 1 622 464 personnes. Dans la fédération des Émirats arabes unis, la population a été ainsi multipliée par 9 en dix-sept ans.

La proportion d’étrangers par rapport à la population totale était estimée entre 75 et 80 p. 100 de la population établie au Qatar et dans les Émirats arabes unis. Il s’agit d’une estimation, car les autorités refusent de publier le chiffre exact des étrangers. Au Koweït, où les résultats des recensements sont intégralement publiés, les étrangers constituaient 62 p. 100 de la population recensée en 1985. À Bahrein et à Oman, la population étrangère représentait le tiers de la population totale au début des années 1980.

La proportion des étrangers est encore plus forte si l’on ne considère que la population active (par exemple, 81,1 p. 100 d’étrangers dans la population active koweïtienne en 1985). La force de travail étrangère a permis la mutation rapide des émirats: réalisation de grands travaux d’infrastructure, création de gigantesques complexes industriels (zones industrielles de Jabel Ali à Dubaï, de Ruweis à Abu Dhabi, d’Umm Saïd au Qatar, de Sitra à Bahrein, de Shouaïba au Koweït). Or ces étrangers, d’abord venus d’autres pays de l’Orient arabe (Égyptiens, Soudanais, Yéménites, Libanais, Syriens, Palestiniens), proviennent en nombre croissant de l’Asie des moussons: aux Indiens et Pakistanais déjà anciennement implantés dans les pays du Golfe (certains sont présents dans les émirats depuis le XIXe siècle, car ils étaient arrivés avec les Britanniques) sont venus s’ajouter des travailleurs du Sri Lanka, du Bangladesh, de la Thaïlande, des Philippines, de la Corée du Sud. Cette population asiatique représentait en 1985 l’essentiel de la main-d’œuvre étrangère à Oman (90 p. 100), à Bahrein (77 p. 100), au Qatar (75 p. 100) et dans les Émirats arabes unis (73 p. 100). En revanche, les étrangers arabes sont encore majoritaires au Koweït: en 1985, ils formaient 63,3 p. 100 de la main-d’œuvre étrangère, et les Asiatiques 35 p. 100, mais la part de ces derniers augmente, puisque, en 1975, ils constituaient seulement 18,7 p. 100 de la force de travail étrangère (et les Arabes 80,2 p. 100). Dans le cas précis du Koweït, il convient de souligner l’importance exceptionnelle du rôle joué par les 400 000 Palestiniens présents dans l’émirat jusqu’en 1990. Après la guerre du Golfe, la plupart des Palestiniens ont été contraints de quitter le Koweït pour la Jordanie.

Ces étrangers sont principalement, concentrés dans les villes, où se rassemble également l’essentiel de la population nationale. Aussi les taux d’urbanisation sont-ils parmi les plus élevés du monde: 90 p. 100 au Koweït, au Qatar et dans les Émirats arabes unis, 80,7 p. 100 à Bahrein. Seul le sultanat d’Oman conserve une authentique vie rurale, mais la modernisation du pays, entreprise depuis 1970, s’est accompagnée d’une véritable explosion urbaine: en une quinzaine d’années, de 1970 à 1985, le taux d’urbanisation d’Oman est passé de 15 à 55 p. 100.

Par la composition de leur population, mais aussi par leur morphologie urbaine, les villes des émirats, du moins les grandes villes, paraissent bien éloignées du schéma classique de la ville arabo-islamique. Bien que partie essentielle du monde arabe, les nouvelles métropoles du Golfe connaissent aujourd’hui un problème d’identité culturelle. À part Koweït, où la majorité des citadins est encore arabe, les villes des émirats du Golfe ont donc tendance à perdre leur spécificité arabe, d’autant plus menacée qu’elles sont entraînées en même temps dans le tourbillon du modèle américain.

Lorsqu’il s’agit de définir les agglomérations urbaines des pétromonarchies du Golfe, plusieurs expressions viennent à l’esprit. Ces villes, en effet, sont à la fois des villes-champignons, des villes-chantiers, des villes inachevées conçues d’abord pour l’automobile, des villes de nouveaux riches, enfin et surtout des villes-tours de Babel.

Parmi les jeunes métropoles du Golfe, certaines ont déjà un poids démographique respectable. Ainsi, l’agglomération koweïtienne, qualifiée parfois de «Los Angeles arabe», regroupait 1 500 000 habitants en 1988, celle d’Abu Dhabi dépassait 500 000 personnes, celle de Dubaï atteignait 400 000 résidents, alors que Sharjah, Manama et Mascate rassemblaient chacune 250 000 habitants. Ces dynamiques capitales du Golfe grandissent dans la fièvre et la spéculation. Disposant de beaucoup d’espaces gagnés sur le désert, ces villes offrent un paysage urbain très discontinu, où l’alternance des chantiers et des terrains vagues fait place soudain à des quartiers complètement urbanisés. Partout, l’automobile est devenue maîtresse de la ville, imposant des autoroutes, de larges boulevards et des parcs de stationnement nombreux et vastes. Ainsi, les nouveaux paysages urbains surgis dans les émirats rappellent davantage le tissu urbain de certaines villes américaines du Texas ou de la Californie que celui des agglomérations traditionnelles de l’Orient arabe.

Mais le trait le plus spécifique de ces villes du Golfe est l’aspect «tour de Babel». Souvent, dans ces agglomérations, on cherche les nationaux, reconnaissables à leur longue tunique blanche, ou dichdacha . Les nationaux, en effet, sont littéralement perdus au milieu d’un flot d’étrangers parlant les langues les plus diverses. Cette diversité se rencontre partout: dans les aéroports, bien sûr, mais aussi dans les rues, dans les magasins, dans les hôtels, dans l’administration, dans l’armée ou la police. L’importance des étrangers dans les forces armées, où les Pakistanais sont particulièrement nombreux, n’est pas sans prolongement politique. Finalement, ce sont les petites villes des émirats qui apparaissent comme le meilleur conservatoire de l’identité nationale, car la présence étrangère y est beaucoup moins forte, sauf s’il s’agit de villes nouvelles créées par les cadres occidentaux des compagnies pétrolières, comme Awali à Bahrein ou Ahmadi au Koweït.

Toutefois, après dix années d’extrême opulence, la chute des revenus pétroliers amorcée depuis 1981 a entraîné l’amorce d’un reflux des travailleurs étrangers qui s’est amplifié après l’invasion du Koweït en août 1990. La guerre du Golfe a eu des conséquences écologiques (gigantesque pollution après le sabotage des puits de pétrole koweïtiens), économiques (destruction de l’appareil de production au Koweït, fuite des capitaux dans les autres émirats, etc.) et politiques (renforcement de l’influence américaine dans les monarchies arabes du Golfe).

Encyclopédie Universelle. 2012.

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